Méthodologie
Méthodologie en cours d’écriture.
Complément : création d’un script
La fiche technique « Script post installation » aborde plus en détail les scripts.
En résumé
- Faire un audit des besoins, dont les logiciels, les périphériques, les interactions (clients, prestataires, financeurs) et les outils serveurs.
- Tester les protocoles d’export / import de données vers le nouveau logiciel.
- Au besoin, introduire au fur et à mesure les logiciels libres pour s’habituer, avant de passer sous Linux. Cela permet une habituation pas trop brutale et d’identifier de potentiels besoins / problèmes, tout en permettant de ne rien perdre.
- Installer un ordinateur de test sous Linux pour les périphériques (imprimantes, machine outil…) et les imports logiciels.
- Conservez les usages de sécurité (sources des informations et des logiciels).
- Préférez un système connu avec une large communauté, en français et adapté à l’usage (léger, orienté artistique, rapide…).
- Installez tous les dépôts de base (« main », « restricted », « universe » et « multiverse ») et les outils de base variés (lecture DVD, détection de périphériques téléphone...)
- Pensez l’avenir avec des formats libres favorisant la transition vers une autre solution en cas de besoin.
- Connaitre l’infrastructure réseau de son entreprise.
Il peut être utile d’accompagner le changement par des formations aux logiciels libres métiers avant la migration. Les formations peuvent être en interne avec une personne plus habituée à l’usage informatique, voire Linux. Parfois de simples tutos vidéos peuvent également suffire.
Les enjeux du passage au libre
Selon les situations des personnes ou des structures, on peut passer au libre pour diverses raisons pratiques, éthiques, environnementales ou financières :
- réflexion sur la propriété et le partage ;
- économie sur l’infrastructure et les coûts logiciels ;
- utilisation de solutions légales et non pas piratées ;
- garantie de conservation des données par l’utilisation de protocole ouverts ;
- longévité du matériel ;
- possibilité de communication inter-logiciels ;
- interopérabilité technologique ;
- résilience des solutions utilisées ;
- sécurité des données, des communications et des protocoles ;
- pour plus de facilités d’usage (mise à jour de sécurité automatique, logiciels sécurisés, base de données de téléchargement, beaucoup moins de vulnérabilités aux virus, malwares...)
- pour plus de performance ;
- pour plus de possibilité d’adaptabilité à un usage propre ;
- pour plus de confidentialité, de neutralité et de démocratie dans les conceptions et usages logiciels ;
- utilisation de matériel d’occasion qui ne fonctionnerait pas ou moins bien en propriétaire ;
- et certainement bien plus de raisons...
Linux et les logiciels libres
Passer sous Linux est en réalité très simple. La plupart des personnes utilisent peu le système d’exploitation, mais plutôt les logiciels.
Ainsi, pour l’utilisation de Linux, si le choix de la distribution a une certaine importance, on apprend surtout à avoir des bonnes pratiques qui sont à promouvoir pour tous les systèmes d’exploitation. Ainsi, on encourage :
- à ne pas télécharger les logiciels n’importe où ;
- à installer au maximum des logiciels libres et vérifiés pour garantir la sécurité de l’ordinateur ;
- à utiliser une logithèque pour proposer automatiquement les mises à jour.
Les mises à jour de sécurité sont souvent automatisées et ne demandent aucune action de la part de l’utilisateur.
Les logiciels anti-espions, anti-virus... ne sont généralement même plus utiles. Ainsi, Linux est la partie la plus simple qui consiste à simplement choisir une distribution qui nous convient et oublier des pratiques qui deviennent inutiles.
Audit des besoins logiciels libres
Pour les individus et les personnes morales ayant des besoins particuliers, il est bon de les définir en amont.
L’audit des besoins est alors très important. Un passage à un nouveau logiciel, libre ou propriétaire, peut se faire très simplement ou dans la douleur...
Classiquement, les bases de données et leur traitement méritent une intention particulière.
Si l’on souhaite passer de « Outlook » à un équivalent tel que « Thunderbird », il faut se pencher sur des protocoles d’imports et d’exports.
Il faut identifier les besoins généraux. Pas en termes logiciels, mais de besoins réels.
Par exemple, je n’ai pas besoin d’Excel, mais j’ai besoin de gérer des factures, des adhésions. Ainsi, on peut envisager de ne plus utiliser un tableur mais une base de données, un « progiciel de gestion intégré », ... ou passer à un tableur libre.
À noter que pour une base de données, plusieurs cas de figures sont envisageables. Il faut d’abord séparer la base et son traitement. Par exemple les données clients en base, la production d’une facture en traitement. Pour le traitement, il peut être revu comme énoncé auparavant (tableur, "progiciel de gestion intégré, traitement en ligne...). La base de données peut être exportée dans un format libre et convertie en cas de besoin (avec un simple tableur ou d’autres moyens).
Quels sont les besoins spécifiques pour chaque besoin général ? Pour les adhérents par exemple : faire une recherche rapide de qui est à jour, obtenir rapidement des mails en fonctions de critères présélectionnés... On voit alors si des alternatives libres répondent à ses besoins.
Périphériques externes
Si actuellement les imprimantes et les scanners ont une grande compatibilité avec Linux, toutes les imprimantes ne s’installent pas nativement.
HP fournit HPlip qui marche plutôt bien et d’autres marques fournissent les pilotes sur leurs sites. Par défaut, on testera une détection automatique.
Il faut aussi penser à vérifier tous les autres périphériques s’il y a des usages spécifiques : scanner de codes barres, instrument de musique, imprimante 3D, machine outil numérique...
Il arrive qu’un périphérique externe ou qu’une machine ne fonctionne qu’avec un certain système d’exploitation (parfois très vieux) car l’entreprise n’existe plus, les machines sont très anciennes ou les pilotes n’existent plus. Il faut alors vérifier l’interopérabilité des ordinateurs avec cette machine et la faire fonctionner en réseau fermé pour éviter les problèmes de sécurité. On peut aussi en changer si un équivalent moderne existe.
Accompagner le changement
Accompagner le changement par des formations aux logiciels libres métiers avant la migration peuvent s’avérer très utiles. De simples tutos vidéos présents sur internet peuvent également suffire.
Identifier des personnes ressources, des sites ressources ou apprendre à faire des recherches optimisées en cas de questions ou de besoins d’interventions évite la frustration. Cela se fait pour le système d’exploitation, les logiciels et le serveur.
Souvent, ce n’est pas tant le système, que les logiciels qui représentent un passage plus compliqué, surtout quand on a une maîtrise de longue date de la version propriétaire.
Le système d’exploitation
Pour le système d’exploitation prendre quelque chose de commun avec une grosse communauté (Ubuntu, Linux Mint) ou léger si besoin (Xubuntu, Kubuntu, Lubuntu...) ou spécialisé si besoin (Ubuntu Studio pour les créatifs...).
Chez les reconditionneurs informatiques, on retrouve souvent les critères suivants :
- un système léger pour des performances accrues ;
- une communauté large avec un peu d’ancienneté pour s’assurer qu’elle persiste dans le temps ;
- un système entièrement francophone ;
- une interface assez intuitive.
Ainsi, Linux Mint, Xubuntu, Kubuntu, Lubuntu, Debian et d’autres sont souvent utilisées par les reconditionneurs informatiques.
Les logiciels libres
Pour les logiciels, on trouve facilement les alternatives sur https://alternativeto.net . Souvent disponibles aussi sur Windows, cela permet de s’habituer en amont. On peut filtrer sur le site pour n’avoir que le libre ou l’OS.
Il existe parfois des sites de démonstrations pour se faire une idée.
Contacter quelqu’un qui utilise déjà l’outil convoité et a fait la transition dans le passé est aussi un plus.
Pour les traitements de texte, il faut s’attendre à des modifications plus ou moins grandes de la mise en page, selon le mode de conception. Pour une structure, l’utilisation de modèles distants partagés (.ott pour le traitement de texte par exemple) permet la conception par une personne qui a une bonne maîtrise de l’outil et l’utilisation d’un modèle simplifiant le travail pour les autres personnes. Au besoin, ce modèle peut être amélioré selon les retours.
À noter que si l’on a plusieurs ordinateurs à configurer en termes de préférence logiciels, il est possible de ne le faire que sur un seul, puis de copier les fichiers de configuration sur les autres. On renomme l’ancien dossier de configuration existant pour servir de sauvegarde au cas où et on met le dossier avec les nouvelles configurations à sa place. Le dossier de configuration se crée la première fois que l’on utilise le logiciel.
Les logiciels serveurs
Pour ce qui est en ligne (nextcloud, big blue button, visioconférence...) plusieurs choix s’offrent :
- avoir un auto-hébergement demandant des compétences (serveur mail, la config et tout le reste...) ;
- avoir un hébergement dédié demandant des compétences ou peut être bien guidé avec des solutions d’hébergeur clés en main de plus en plus nombreuses (hostinger, odoo, OVH...) ;
- avoir un hébergement mutualisé, moins consommateur mais limité sur certains usages spécifiques (Installation de certains logiciels non possible). Cela peut aussi demander des compétences (sauvegardes à automatiser, mises à jour, configuration…). ;
- déléguer à un prestataire l’aspect serveur.
La plupart du temps, les outils en ligne ne changent pas du fait d’être sous Linux. Il y a quelques rares exceptions, qui ont tout de même très souvent un moyen d’accès fait pour Linux.
Les services mail
Pour les mails, on peut passer en mail dédié en achetant un nom de domaine, beaucoup d’hébergeurs le proposent. En utilisant une application de messagerie comme Thunderbird, on peut alors sauvegarder ses mails en local ou sur un serveur en s’assurant de ne rien perdre en cas de changement de domaine ou de perte de celui-ci.
Éviter les irritants
Sur un Linux, des « fonctions » ne sont pas accessibles de base, comme parfois l’utilisation de l’imprimante, la lecture d’un dvd, Firefox en français, les polices propriétaires (Arial, Times new roman...), la détection d’un téléphone portable pour déposer les photos, la détection d’un disque dur formaté en exfat pour les gros fichiers, compresser des fichiers, détecter le wifi, gérer ces disques, connaître son matériel et ses composantes, prendre en compte tous les formats audio et vidéo... Ces « petits détails » peuvent être très irritants, car la solution, bien que simple à mettre en œuvre avec un peu de connaissances, ne l’est pas forcément quand on débute.
Voici les « mots-clés » des paquets à installer pour résoudre ces soucis.
- imprimante (printer-driver-gutenprint)
- lecture d’un dvd (libdvd-pkg)
- firefox en français (firefox-locale-fr ou voir dans les paramètres des libreoffice et y ajouter aussi un bloqueur de pub !)
- les polices propriétaires (ttf-mscorefonts-installer)
- la détection d’un téléphone portable pour déposer les photos (jmtpfs)
- la détection d’un disque dur formaté en exfat (exfatprogs, souvent natif à présent)
- compresser des fichiers (unrar)
- détecter le wifi (firmware-b43-installer)
- gérer ses disques (gnome-disk-utility)
- connaître son matériel et ses composantes (hardinfo)
- prendre en compte tous les formats audio et vidéo (libavcodec-extra)
- encoder un mp3 (lame)
- partitionner un disque (gparted)
- enregistrer un écran, idéal pour faire des tutos pour les débutants (simplescreenrecorder)
- avoir LibreOffice tout en français (libreoffice-l10n-fr)
- limiter la lumière bleue, nocive à divers niveaux (redshift et redshift-gtk)
Divers pilotes et ajouts propriétaires peuvent déjà se faire avec xubuntu-restricted-addons (pour xubuntu), ubuntu-restricted-addons (pour ubuntu), kubuntu-restricted-addons (pour kubuntu)...
Pour un maximum de possibilités, on peut autoriser les dépôts « main », « restricted », « universe » et « multiverse ».
Conseils divers
Bien prévoir ses sauvegardes en imaginant qu’un jour une solution sera peut-être plus adaptée.
Utiliser des outils spécifiques plutôt que de tout mettre dans le même panier… Si on utilise un plugin communautaire de Nextcloud par exemple, rien ne nous assure qu’il existera toujours. En libre, comme en propriétaire, des outils disparaissent et il faut y penser en amont en gérant ses sauvegardes. Sur ce point, les outils libres permettent généralement plus de formats de sauvegardes et sont plus interopérables que le propriétaire.
Avoir des outils qui permettent des exports dans divers formats libres favorise la transition vers une autre solution en cas de besoin.
Ne répétez pas des actions que vous voyez sur internet sans les comprendre !
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